Lundi 14 juin 2010
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17:04
Après la Sardaigne, ce sont les falaises de calcaire du port de Bonifacio qui nous ont accueillis. Breve réflexion
quant à la route à prendre : on a choisi la facilité et donc la côte orientale, sans doute pas la plus belle, mais étant donné la météo, nous n'avons pas regretté de ne pas nous rajouter de
difficultés supplémentaires .Malgré la pluie presque incéssente on a apprécié de rouler entre montagnes enneigées, campagne et mer bleuissante... de même, contre toute attente, on a apprécié
l'hospitalité des Corses ! tant et si bien qu'on a pensé sérieusement s'y installer et puis finalement, le moment ne nous semblait pas encore venu. Alors, de nous nouveau, mais pour la
dernière fois, nous avons pris le bateau, un peu le coeur gros car cette fois on revenait sur le continent... Mes craintes de retour en terre connue parfois synonyme de tristesse et de froideur
dans les relations humaines se sont vites dissipées, le Sud de la France n'ayant rien en commun avec le Nord du Massif Central... ! Après Marseille, l'Etang de Berre, Les Baux de
Provence, le Pont du Gard, nous avons fait une halte en Ardèche. On y a trouvé une ambiance émulatrice, une nature qu'on aime et aussi une école comme on en cherchait une pour Félix. On s'est mis
alors en quête d'une maison. Il nous a fallu renouer avec des attidudes, des faux-semblants parfois, mais qui rassurent les braves gens. Et nous avons trouvé, dans un cadre très champètre, une
maison avec une grande cave voutée dans laquelle Matthieu reprendra ses activités, à 3 km du village où Hope ira à l'école en vélo !
Et de là on est reparti le coeur joyeux à l'idée de pouvoir continuer à faire des choix et donc de se sentir libre,
heureux de prolonger notre aventure dans une région propice à l'épanouissement.
Matthieu a décidé de rentrer par la route du Puy en Velay. On a alors explosé notre reccord de montées à la
journée. On a pris le col de la Chavade : 11 km de côtes à 1O pour cent ! pour arriver à 1300 m ! l'Allier ne nous a pas épargné non plus avec ses montagnes russes.
Nous voilà revenus à la Baillière, contents de dormir encore dans la tente dans le jardin avec les coqs !
Contents pour les enfants, heureux de revoir leurs grands parents et surtout de ne plus repartir chaque matin. Quant à nous, on aurait bien aimé continuer encore mais comblés par ce que nous
avons vu, rencontré, vécu pendant un an, nous sommes heureux de nous poser dans une nouvelle région que nous avons choisie et qui nous apportera encore c'est sur matière à réféchir, à contempler,
à continuer d'exister.
Par maud
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Publié dans : Retour en France
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Dimanche 28 février 2010
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21:15
Le bateau est finalement parti comme prévu de Trapani, avec une semaine de retard,
à cause du mauvais temps. Une mer très houleuse nous a menés après une nuit nauséeuse au port de Cagliari. Quelle merveille que la Sardaigne ! de tout notre périple nous n'avions jamais vu pareil
paysage. La mer bordée de montagnes, de collines verdoyantes mais pas abruptes comme en Sicile. Ici, il y a de l'espace et nous ne cessons de pédaler de vallées en vallées en passant par
des cols plus ou moins hauts ( demain 1100m ! ) la beauté se mérite et nous fait chauffer les cuisses ! De plus nous sommes tous seuls ou presque sur les routes ce qui est loin de nous déplaire.
Les quinze premiers jours le temps aura été très maussade, il a même neigé pour la première fois depuis 17 ans ! Heureusement mars arrive avec sa douceur bien appréciable et ses campings qui
ouvrent !
Le seul petit bémol dans cette harmonie : la lassitude de Félix pour le vélo...
Par maud
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Publié dans : SARDAIGNE
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Samedi 30 janvier 2010
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16:01
Nous quittons Tunis sous la pluie ce 26 janvier 2010... Trois mois se sont écoulés depuis que nous avons pris le
train de nuit pour aller dans le Sud. Première étape,Tozeur, où nous étions heureux de trouver un petit camping dans un jardin fleuri au bord de la palmeraie. Après dix jours, nous avons pris un
louage (un grand taxi) pour traverser les 80 km de lac salé appelé Chott El Jerid et arriver à Kébili. De Kébili nous avons repris nos vélos pour rejoindre Douz, la ville aux portes du désert. Au
cours de ces 30 kms nous avons reçu crachats... et jet de pierre pour Hope ! Ensuite nous avons tenté de rejoindre Matmata mais au bout de 18 km la police nous a rattrappés et obligés à monter
dans un 4X4, invoquant des raisons de sécurités. Le chauffeur nous a déposé dans un "café", comme on en trouve dans le désert (eau de pluie et groupe électrogène) dans lequel nous avons planté
nos tentes. Le lendemain, le propriétaire nous a servi une note très salée ! du coup face à la stupefaction de Matthieu, il s'est rattrappé en nous donnant l'adresse se son fils en nous disant
que nous serions bien accueillis. Ce fut le cas, Rafik, le fils nous a ouvert les portes de sa maison berbère aux pièces creusées dans la roche. Le village se reconstruit peu àpeu grâce notamment
aux aides publiques. Et puis nous sommes repartis vers les montagnes jusqu'à Matmata, la ville aux maisons "trous troglo"... Nous avons de nouveau repris un louage pour nous rendre à
Zarzis en bord de mer où Gerald et Isabelle nous ont rejoints pour une semaine.
Découragés par les distances trop importantes entre les villes, l'indifférence des Tunisiens envers notre projet de voyage, notre incompréhension envers leurs moeurs et leur conception du
civisme, nous avons décidé, contre toute attente, de louer une petite maison à Djerba... Nous avons profité du soleil et de TV5 qui nous apprenait que la France croulait sous la neige ! Hope
s'est même baignée le 1er janvier ! peut-être pour se consoler de s'être fait voler son vélo dans le jardin... bref...
Ensuite nous avons profité du 4x4 de papi Jeannot, pour faire ce que les vélos ne nous permettaient pas : Tataouine et la région des ksours, Ksar Ghilaine (point de campement dans le désert), des
centaines de km de pistes, dans les dunes, pour rejoindre Douz et puis les Oasis de Montagne.
En attendant le bateau, nous nous sommes baladés dans la médina de Tunis et avons enfin embarqué avec la triste sensation de s'être un peu trompés de destination, la Tunisie est sans aucun
doute un pays à decouvrir, mais nous sommes passés à côté de l'essentiel, les hommes.
Nous sommes de nouveau à Trapani, et depuis une semaine nous n'en finissons plus de couvrir d'éloge les Siciliens. Ici tout est beau, l'architecture nous émerveille, nous nous sentons de nouveau
libres, et même si ici aussi la religion fait partie entière du quotidien, elle ne nous étouffe pas comme de l'autre coté de la méditerrannée.
Mais comme à l'allée (nous avions du prendre un bus pour retourner à Palerme d'où partait le bateau) nous sommes bloqués ! Le bateau d'hier n'est pas parti, nous devons attendre la semaine
prochaine et nous partirons peut-être de Palerme !
Par maud
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Publié dans : TUNISIE
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Mardi 10 novembre 2009
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15:29
Nous voilà sur le sol tunisien depuis le 1er Novembre. Nous avons dit au revoir à la Calabre et pris le bateau pour la Sicile avec un petit pincement au coeur ( quitter ce pays si
chaleureux, qui ,pour moi, représentait l'idéal des relations humaines: beaucoup de confiance, le temps de vivre mais une distance dans les rapports qui permet de se sentir libre... ) On a
repensé à nos champs labourés de Toscane traversés en poussant les vélos, aux rivières franchies les guibloles dans l'eau, aux campings fermés dans lesquels nous avons quand même dormi, aux
gardiens effrayés dans la nuit qui finalement étaient doux comme ds agneaux , aux nuits à la belle étoile dans la montagne et à plein de petites anecdotes qui après coup nous aurons bien fait
rire !
Arrivés en Sicile le temps s'est sérieusement détraqués, pluie diluvienne, grêle nous ont accompagnés pendant quinze jours. Du coup nous avons du pédaler sur des routes fermées (sinon nous
aurions du prendre des côtés à 15 pour cent, à travers la montagne et on avait déjà donné !), avec gros éboulis à franchir en démontant tous les bagages et trous énormes à 80 mètres au dessus de
la mer à contourner ! Les campings ouverts devenant rares nous avons été amenés à dormir en sauvage (toujours en demandant biensûr) mais le Sicilien est méfiant et préférait nous renvoyer
toujours 3 km plus loin ! un peu galère...
Nous avons été jusqu'à Trapani pour revenir finalement sur nos pas jusqu'à Palerme, le bâteau étant parti la veille et ne passanrt qu'une fois par semaine !
Et puis nous avons débarqués au port de la Goulette, à côté de Tunis. Et le désenchantement à commencé... La Tunisie de tous les jours est à des années lumière de ce que peut vivre le
touriste lambda parqué dans son hôtel et transporté dans les lieux touristiques qui lui sont réservés. Deux heures d'explications à la douane; des portraits partout de leur président, des
recommendations de prudence, la police ulta présente, interdiction ou presque de dérogér à la conduite classique du bon touriste; bref la Tunisie ressemble plus à l'URSS de Staline; qu'à la
démocratie qu'on veut nous vendre... Quelques belles rencontres toutefois, dans la banlieue de Tunis, dans une famille qui nous a accueilli une nuit et puis ici à Herlag, nous avons rencontré des
français, qui eux aussi font du vélo, qui vivent ici et qui nous ont ouvert leur très belle maison en attendant le train pour Tozeur. C'est une aubaine pour nous, nous étions sur le point de
craquer et de nous demander si nous n'allions pas changer de destination, car il nous est imposible de faire du vélo dans ce pays... On descend dans le Sud en espérant nous y sentir mieux.
En tout cas c'est aussi une belle leçon d'hulilité pour nous qui avions tendance à juger les voyageurs qui critiquent les pays qu'ils traversent...
Par maud
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Publié dans : TUNISIE
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Samedi 12 septembre 2009
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15:39
Je profite de la venue de mes parents pour me connecter quelques instants... Félix fait la sieste avec mamie Françoise...
Je me doute que mes commentaires sur notre voyage manquent cruellement de détails et qu'ils sont peu fournis en photos !
J'y trouve plusieurs raisons: entre autre, le manque de temps , le comble me direz-vous ! en fait nous décampons tous les jours (à rares exceptions), du coup le matin est pris par le rangement et
puis tout le monde saute sur son vélo, ensuite, on pédale, on pédale jusqu'au prochain camping ! un italien m'avait donné le guide 2004 des campings, un gros pavé auquel j'ai arraché toutes les
pages concernant les régions non traversées... très pratique pour nous même si les campings sont parfois à dix kilomètres de l'endroit indiqué. Du coup on se retrouve à parcourir entre 40 et 55
kilomètres en moyenne par jour. Ce n'est pas énorme, mais nous sommes très chargés et même si Hope est une pro du vélo, ça suffit comme ça ! Du coup à quinze heures on arrive, on remonte le camp,
gôutons et passons le reste du temps en général à la plage ! et puis c'est douche, diner et dodo ! Et voilà une autre raison à ce que je n'écrive guère : la vie me semble tout à fait ordinaire,
contrairement à ce que les gens rencontrés nous disent, je n'ai pas le sentiment de vivre une aventure extraordinaire. Un compagnon de route m'a dit que ça s'appelait l'Harmonie avec son
élément... c'est sûr.
En tout cas nous sommes arrivés en Toscane, les routes nous emmènent dans la campagne agricole : collines d'oliviers, champs de tomates, d'aspèrges et autres légumes nous acompagnent, et les
senteurs d'eucalypyus nous ravigotent !
La fin des vacances approche pour les Italiens, lundi c'est la rentrée des classes, les campings ferment et c'est pour nous le début d'une autre période qui commence !
Par maud
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Publié dans : ITALIE
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